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Kas di Pal’i Maishi : la maison traditionnelle du Curaçao

maison traditionnelle du Curaçao

Kas di Pal’i Maishi (appelé ainsi par les habitants en raison du matériau de toiture en tiges de maïs), aussi appelé Kas di Yerba (maison de chaume) ou Kunuku (Rural), représente l’habitation indigène du Curaçao qui parsemait la campagne autrefois. Le logement des esclaves par origine, était construit à partir de matériaux locaux et selon des techniques de construction développées localement. Le plan rectangulaire de plus ou moins 40 m2 et la configuration symétrique avec une entrée au milieu provient de la région de l’Afrique de l’Ouest, lieu d’origine de la population esclave amenée à Curaçao.

Les murs étaient construits en acajou mélangé avec du fumier de vache, avec un enduit d’argile des deux côtés. Le sol était scellé avec un mélange d’argile et de fumier pour acquérir une surface ferme et durable. Le toit était recouvert de palu di maishi (feuilles de sorgho), reposant sur des chevrons pour lesquels des branches d’arbres étaient utilisées. Les matériaux étaient très efficaces pour protéger du soleil.

Kas di Pal’i Maishi

Un recensement en 1903 a révélé qu’il y avait 2850 structures traditionnelles contre 80 habitations construites en pierre dans la partie ouest de l’île. De nos jours, un siècle plus tard, le kas di pal’i maishi est devenu une pièce rare sur l’île. La Fondation des monuments de Curaçao a donc reconstruit une cabane traditionnelle en suivant des méthodes de construction traditionnelles à Dokterstuin et l’a transformée en petit musée qui expose les coutumes et le mode de vie traditionnel des campagnes rurales de Curaçao.

maison traditionnelle curaçao

Kas di palu di Maishi

Kas di Pal’i Maishi à Curaçao vers 1900

Kas di Pal’i Maishi à Curaçao en 1930

écrit par

Michaëla

Passionnée d’architecture, je voyage les yeux grands ouverts et l’esprit curieux. Chaque ville est pour moi un musée à ciel ouvert où les façades montrent leur histoire, où les lignes, les matières et les volumes dialoguent avec la lumière. J’aime observer les détails que l’on ne remarque pas toujours au premier regard : une corniche sculptée, un jeu d’ombres sur un mur moderne, une porte ancienne patinée par le temps. Voyager, c’est découvrir le monde à travers ses bâtiments, comprendre les cultures à travers leurs formes et leurs espaces. Mon regard s’attarde, analyse, s’émerveille — car pour moi, l’architecture n’est pas qu'un décor, c’est une émotion.