Maison roumaine de 1927

Nichée au pied des monts Vrancea, la maison de Jingă Corneliu de Soveja a été transférée au Musée du Village en 1999. Appartenant à une famille aisée, ce bâtiment, fortement influencé par l’architecture urbaine, témoigne de la transition du monde rural à la ville. Les principales activités des habitants de la région ont toujours été l’élevage, l’exploitation forestière et la menuiserie (les artisans étaient réputés pour leurs ornements ajourés et la fabrication d’ardoises), ainsi que la culture fruitière et le jardinage.

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Construite en 1927, année inscrite sur une marche de l’escalier en pierre, la maison repose sur des fondations en pierre taillée. Ses murs, en bois dur, sont enduits et peints. La toiture à quatre pans est recouverte d’une fine couche d’ardoises. Elle comprend un hall d’entrée, un séjour, deux chambres, un cellier, une véranda fermée à sept piliers sur la façade principale, une cuisine et des porches sur deux côtés, à l’arrière. La maison est également dotée d’une cave voûtée. La décoration ajourée prédominante à l’extérieur, notamment sur le parapet du porche, les grilles et les piliers, attire le regard.

maison roumaine rurale de 1927

L’intérieur est meublé de mobilier urbain, dans les mêmes tons bleu-gris clair que les boiseries intérieures, et d’objets du quotidien. Les murs des deux pièces de devant sont « habillés », selon la tradition locale, de magnifiques tissus disposés en trois registres superposés, recouvrant les panneaux muraux, les encadrements de fenêtres et les encadrements de portes. Enfin, il convient de mentionner que Simion Mehedinți, le célèbre académicien, géographe et géopoliticien roumain, a grandi ici.

intérieur de la maison
écrit par

Michaëla

Passionnée d’architecture, je voyage les yeux grands ouverts et l’esprit curieux. Chaque ville est pour moi un musée à ciel ouvert où les façades montrent leur histoire, où les lignes, les matières et les volumes dialoguent avec la lumière. J’aime observer les détails que l’on ne remarque pas toujours au premier regard : une corniche sculptée, un jeu d’ombres sur un mur moderne, une porte ancienne patinée par le temps. Voyager, c’est découvrir le monde à travers ses bâtiments, comprendre les cultures à travers leurs formes et leurs espaces. Mon regard s’attarde, analyse, s’émerveille — car pour moi, l’architecture n’est pas qu'un décor, c’est une émotion.