tente du peuple Nenet

Les Nenets sont un peuple nomade et éleveur de rennes dans le vaste nord de la Sibérie. Ils vivent dans des tchoums, qui sont de grandes tentes ressemblant à des tipis et fabriqués à partir de grands poteaux et de peaux de rennes. Le tchoum traditionnel est constitué de peaux de rennes cousues ensemble et enveloppées autour de poteaux en bois qui sont organisés en cercle.

Chaque tchoum a un poêle à bois mobile au milieu. À droite et à gauche, il y a de larges planches de bois placées directement sur la neige, puis recouvertes de nattes faites de jeunes troncs de bouleau, de brindilles et d’herbe, qui sont à leur tour recouvertes de peaux de rennes.

Les tchoums ont une structure solide; Ils sont mis en place selon une méthode ancienne, éprouvée par des générations de nomades. Debout au milieu des étendues soufflées par le vent, ce type de logement peut supporter même les plus fortes rafales de vent. Chaque tchoum est composé de 30 poteaux solides qui sont couverts par deux couches de niuks : revêtements traditionnels pour les tentes nomades.

tchoums nenet

En hiver, les tchoums sont couverts de quatre énormes niuks faits de peaux de rennes cousues ensemble; En été, le revêtement est fait de bâche. (Dans le passé, les niuks d’été étaient faites d’écorce de bouleau bouillie.) La première couche est généralement mise avec la fourrure à l’intérieur, et la deuxième couche avec la fourrure à l’extérieur. Au total, il faut environ 80 peaux de rennes pour une couverture d’hiver.

Ces abris sont un parfait exemple de conception. Ils sont pratiques et parfaits dans tous les sens. La neige dérive du toit abrupt et ne stagne pas. C’est un abri très rapide à mettre en place une fois que les matériaux initiaux sont recueillis et fabriqués. C’est portable, chaud, et ça protège des vents violents.

écrit par

Michaëla

Passionnée d’architecture, je voyage les yeux grands ouverts et l’esprit curieux. Chaque ville est pour moi un musée à ciel ouvert où les façades montrent leur histoire, où les lignes, les matières et les volumes dialoguent avec la lumière. J’aime observer les détails que l’on ne remarque pas toujours au premier regard : une corniche sculptée, un jeu d’ombres sur un mur moderne, une porte ancienne patinée par le temps. Voyager, c’est découvrir le monde à travers ses bâtiments, comprendre les cultures à travers leurs formes et leurs espaces. Mon regard s’attarde, analyse, s’émerveille — car pour moi, l’architecture n’est pas qu'un décor, c’est une émotion.