architecture étrange en Arménie

L’activité sismique en Arménie dépasse parfois les limites de la normale. En dépit de cela, de nombreuses maisons sont construites sans respecter les normes de construction. Dans le cas d’un tremblement de terre, un grand nombre d’entre elles seront facilement détruites. Il y a un dicton selon lequel tous les arméniens doivent planter un arbre, élever un fils et attacher une maison à son appartement.

drôle de bâtiment en Arménie

Les maisons de cinq étages qui avaient l’air propres et très agréables à l’époque soviétique ressemblent aujourd’hui à des bidonvilles sur pied. La construction non autorisée progresse rapidement et gêne le mouvement. Les maisons sont totalement cachées derrière les logements adjacents.

En Arménie, les gens ajoutent simplement de nouveaux planchers pour les toits et des nouvelles chambres et pièces aux maisons dans lesquelles ils vivent. L’espace libre dans les chantiers est occupé par des garages et de nombreux bâtiments sont utilisés à des fins différentes.

En raison de la construction non autorisée, la taille du bâtiment peut être augmentée à deux reprises. Le bâtiment lui-même peut être totalement fermé avec de nouvelles pièces de service. Personne ne se soucie de la composante architecturale. Il appartient à chaque habitant de décider combien de nouvelles pièces il a besoin. Le bâtiment est totalement reconstruit. Si vous ne pouvez pas vous permettre de construire de nouvelles pièces, clôturez juste un lopin de terre autour de la maison.

Construire des patios sur les toits est également assez fréquent en Arménie. Un permis n’est pas nécessaire, pas de problèmes avec les autorités et le bâtiment ne sera pas démoli.

drôle d'architecture en Arménie

Enregistrer

écrit par

Michaëla

Passionnée d’architecture, je voyage les yeux grands ouverts et l’esprit curieux. Chaque ville est pour moi un musée à ciel ouvert où les façades montrent leur histoire, où les lignes, les matières et les volumes dialoguent avec la lumière. J’aime observer les détails que l’on ne remarque pas toujours au premier regard : une corniche sculptée, un jeu d’ombres sur un mur moderne, une porte ancienne patinée par le temps. Voyager, c’est découvrir le monde à travers ses bâtiments, comprendre les cultures à travers leurs formes et leurs espaces. Mon regard s’attarde, analyse, s’émerveille — car pour moi, l’architecture n’est pas qu'un décor, c’est une émotion.