En 5 minutes, demandez 3 devis comparatifs aux pros du bâtiment de votre région

Acheter une maison pour la louer : guide d’investissement immobilier

un couple visite une maison pour un investissement locatif

Acheter une maison pour la mettre en location, c’est envisager un patrimoine qui travaille pendant que vous vous consacrez à vos autres projets. Les loyers peuvent contribuer au remboursement d’un crédit, apporter un complément de revenus et, à plus long terme, vous aider à préparer votre retraite. Mais entre la maison de campagne pleine de charme et le bien qui rapporte réellement, quelques calculs méritent votre attention.

Contrairement à l’achat d’une résidence principale, l’investissement locatif demande de regarder un logement avec les yeux de ses futurs occupants. Son emplacement, ses performances énergétiques, son entretien et sa capacité à attirer des locataires comptent plus que votre coup de cœur pour une cheminée ancienne. Ajoutez les questions de financement, de fiscalité et de gestion, et vous obtenez un projet qui gagne à être préparé méthodiquement.

Voici comment acheter une maison destinée à la location, éviter les dépenses mal anticipées et construire un investissement immobilier cohérent avec vos moyens.

L’essentiel

  • Choisissez une maison située dans un secteur où la demande locative est réelle.
  • Calculez votre rentabilité en intégrant toutes les dépenses.
  • Vérifiez le diagnostic énergétique avant de signer.
  • Comparez la location vide, meublée et saisonnière.
  • Prévoyez une réserve financière pour les réparations et les périodes sans locataire.
  • Étudiez la fiscalité avant de sélectionner votre mode de location.
  • Envisagez votre investissement sur plusieurs années, sans compter uniquement sur une future plus-value.

Pourquoi investir dans une maison destinée à la location ?

L’immobilier locatif attire les particuliers pour une raison assez simple : vous achetez un bien tangible, susceptible de produire des revenus réguliers et de prendre de la valeur avec les années. Cette progression n’est toutefois jamais garantie. Elle dépend du marché local, de l’état du logement et de son attractivité au moment de la revente.

La maison individuelle présente plusieurs particularités intéressantes. Elle attire généralement des familles qui recherchent davantage d’espace, un jardin, plusieurs chambres et une certaine indépendance. Dans les communes où les logements familiaux disponibles sont peu nombreux, cette demande peut favoriser des occupations de longue durée.

Vous pouvez également choisir un logement avec un potentiel d’évolution : transformer une dépendance en pièce supplémentaire lorsque les règles d’urbanisme l’autorisent, aménager un bureau ou repenser les espaces extérieurs. Chaque transformation doit néanmoins répondre aux attentes du marché, pas uniquement à vos goûts personnels.

Enfin, vous conservez différentes possibilités patrimoniales. Après plusieurs années de location, vous pourrez envisager de vendre la maison, de la transmettre ou, sous réserve des conditions légales et contractuelles, de la récupérer pour l’habiter.

Attention cependant : contrairement à un appartement en copropriété, une maison individuelle vous expose généralement à l’entretien de la toiture, des façades, du terrain et de ses équipements privatifs. Le confort d’un jardin se paie parfois en factures de jardinage.

Choisir le bon emplacement : le vrai point de départ

Une belle maison dans une commune où personne ne cherche à louer risque de vous coûter davantage qu’elle ne vous rapporte.

Commencez donc votre recherche par l’analyse du territoire plutôt que par les annonces immobilières. Privilégiez les communes qui présentent une activité économique suffisamment diversifiée, des services accessibles et des perspectives démographiques cohérentes.

Étudiez la demande locative locale

Observez le nombre de maisons proposées à la location, leurs loyers affichés, les délais de commercialisation et les caractéristiques des logements recherchés.

Une commune proche d’un bassin d’emploi, avec des écoles et des commerces, peut convenir aux familles. À l’inverse, une maison isolée, même magnifique, risque de s’adresser à un nombre limité de candidats.

Comparez plusieurs quartiers et vérifiez notamment :

  • La proximité des établissements scolaires, commerces et services médicaux.
  • Les distances jusqu’aux principaux bassins d’emploi.
  • L’accès aux transports en commun et aux axes routiers.
  • La couverture internet et les possibilités de télétravail.
  • La disponibilité des maisons familiales sur le marché locatif.
  • Les risques naturels et les nuisances du secteur.

Visitez également les environs à différents moments de la journée. Une route paisible un dimanche après-midi peut accueillir un trafic beaucoup moins charmant le lundi matin.

Ne confondez pas prix attractif et opportunité

Une maison vendue 110 000 € peut sembler plus intéressante qu’un bien affiché à 190 000 €. Pourtant, si la première nécessite 60 000 € de travaux et se situe dans un secteur où les loyers sont faibles, son prix initial ne vous apprend presque rien sur sa rentabilité.

Pour optimiser votre rendement locatif, comparez le coût total de l’acquisition aux loyers réellement envisageables, puis examinez les dépenses annuelles. Un logement légèrement plus cher, mais facile à louer et peu coûteux à entretenir, peut offrir un résultat financier supérieur.

Calculer la rentabilité d’une maison avant de l’acheter

Le rendement locatif sert à mesurer ce que votre investissement produit par rapport aux sommes engagées. Mais attention aux annonces qui promettent 8 % ou 10 % de rentabilité sans expliquer leur méthode de calcul.

Le rendement locatif brut

Le calcul est simple :

Rendement brut = (loyers annuels hors charges ÷ coût total d’acquisition) × 100

Prenons une maison achetée 180 000 €, avec 15 000 € de frais d’acquisition et 25 000 € de travaux. Votre investissement initial atteint 220 000 €.

Si vous louez cette maison 950 € par mois hors charges, vous percevez théoriquement 11 400 € de loyers annuels.

Le rendement brut atteint donc environ 5,18 %.

Ce premier indicateur facilite les comparaisons entre plusieurs biens. Il ne dit cependant rien de ce que vous conserverez après les dépenses.

Le rendement locatif net

Pour obtenir une estimation plus réaliste, déduisez les charges annuelles supportées par le propriétaire.

Voici une simulation indicative :

PosteMontant annuel
Loyers théoriques (950 € × 12)11 400 €
Taxe foncière restant à charge1 200 €
Assurance propriétaire non occupant200 €
Entretien et provision pour réparations1 000 €
Frais de gestion700 €
Provision pour vacance locative950 €
Revenu net avant impôts et financement7 350 €

Rapporté aux 220 000 € investis, le rendement net prévisionnel atteint environ 3,34 %, avant impôt et financement.

Ces montants sont fictifs : adaptez-les au bien, aux devis obtenus et aux conditions locales.

Le rendement net ne correspond pas non plus au rendement après fiscalité. L’impôt sur les revenus locatifs, les prélèvements sociaux ou cotisations éventuellement applicables et certains frais supplémentaires modifieront le résultat.

Ne négligez pas le cash-flow

Le cash-flow correspond à l’argent qui entre et sort chaque mois. Avec un achat financé par emprunt, un investissement peut afficher une rentabilité positive tout en nécessitant un effort d’épargne mensuel.

Si votre maison génère en moyenne 612,50 € par mois après les charges retenues dans notre simulation, mais que votre mensualité de crédit, assurance emprunteur comprise, atteint 850 €, vous devrez apporter environ 237,50 € par mois avant fiscalité.

Cette situation n’est pas nécessairement défavorable : une partie du remboursement du prêt sert à réduire votre dette et à développer votre patrimoine. Encore faut-il disposer des ressources pour supporter cet effort, même lorsque des dépenses imprévues surviennent.

Financer votre investissement immobilier sans fragiliser votre budget

Acheter une maison pour la louer ne signifie pas obligatoirement payer l’intégralité du prix avec vos économies. Le crédit immobilier peut financer une partie de l’opération et vous laisser une réserve de trésorerie.

Préparez votre dossier bancaire

Présentez à votre banque un projet documenté : prix d’achat, frais annexes, estimation des travaux, loyers envisageables et charges prévisionnelles.

L’établissement examinera notamment vos revenus, vos crédits existants, votre épargne, votre situation professionnelle et votre taux d’effort. En France, le cadre bancaire prévoit généralement un taux d’effort maximal de 35 %, assurance emprunteur incluse, sous réserve des marges de flexibilité autorisées.

Les loyers futurs ne seront pas nécessairement retenus intégralement dans l’analyse de votre capacité de remboursement. Les banques appliquent leurs propres méthodes pour tenir compte du risque locatif.

Quel apport prévoir ?

L’apport peut couvrir les frais d’acquisition et une partie du prix, mais son montant dépend de votre profil et des conditions de financement proposées.

Comparez plusieurs simulations et prêtez attention au taux annuel effectif global, à l’assurance emprunteur, aux garanties et aux éventuelles indemnités de remboursement anticipé.

Surtout, évitez d’engager toute votre épargne. Une chaudière à remplacer trois mois après la signature n’attendra pas que votre compte bancaire retrouve le sourire.

Conservez une réserve adaptée à l’âge du bâtiment, au coût potentiel des travaux et aux mensualités du prêt. Cette précaution vous aidera à traverser une période de vacance locative ou un retard de paiement sans déséquilibrer votre budget familial.

Acheter une maison avec ou sans travaux ?

Les maisons anciennes offrent parfois de belles possibilités d’investissement, notamment lorsque leur prix tient compte d’une rénovation nécessaire. Encore faut-il savoir distinguer les travaux qui valoriseront votre bien de ceux qui engloutiront votre budget.

Inspectez le bâtiment avant de vous engager

Ne vous limitez pas à la décoration intérieure. Une cuisine vieillotte se remplace assez facilement. Une toiture endommagée ou des fondations présentant des désordres peuvent entraîner des dépenses autrement plus lourdes.

Pendant les visites, examinez l’état de la couverture, des murs, des menuiseries, de l’installation électrique, du chauffage et de l’assainissement.

Pour une maison ancienne, faites intervenir un professionnel du bâtiment si certains défauts vous inquiètent. Demandez plusieurs devis avant de finaliser votre offre d’achat.

Ajoutez également une marge pour les imprévus : derrière une cloison fraîchement repeinte, les surprises ne sont pas toujours décoratives.

Vérifiez la performance énergétique

En France métropolitaine, les exigences énergétiques imposées aux logements loués évoluent progressivement.

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent plus être proposés dans le cadre d’un nouveau bail d’habitation, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite. Cette restriction concernera également les logements classés F à partir de 2028, puis ceux classés E en 2034.

Si vous envisagez d’acheter une maison classée F, intégrez donc dès aujourd’hui le coût d’une rénovation énergétique.

Isolation des combles, remplacement des fenêtres, système de chauffage ou ventilation : hiérarchisez les interventions selon leur impact et leur coût. Faites également vérifier la faisabilité technique et les résultats énergétiques prévisionnels avant de vous engager.

Une maison achetée à prix réduit peut finalement coûter très cher si les travaux nécessaires à sa mise en location n’ont pas été chiffrés correctement.

Location vide, meublée ou saisonnière : quelle formule choisir ?

Le mode de location influence vos recettes, vos obligations et le temps que vous consacrerez à votre investissement.

La location vide pour privilégier la stabilité

Une maison louée sans mobilier s’adresse généralement aux familles qui souhaitent s’installer durablement.

Pour un propriétaire particulier, le bail d’habitation classique est normalement conclu pour trois ans minimum, avec des exceptions encadrées. Ce fonctionnement peut limiter la fréquence des changements d’occupants et les démarches associées.

Vous n’avez pas à acheter ni à renouveler les meubles, ce qui réduit certaines dépenses. En contrepartie, le loyer est généralement inférieur à celui d’un logement meublé comparable.

La location meublée pour répondre à d’autres besoins

Une maison meublée peut intéresser des salariés en mobilité professionnelle, des familles en transition ou des personnes arrivant dans une nouvelle région.

Pour une résidence principale, le bail meublé classique dure généralement un an, ou neuf mois lorsqu’il est conclu avec un étudiant. Le dépôt de garantie ne peut pas dépasser deux mois de loyer hors charges, contre un mois pour une location vide classique.

La réglementation impose un mobilier minimum : literie, occultation des fenêtres des chambres, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle, table, sièges, luminaires et rangements, entre autres.

Mais ne vous contentez pas de remplir cette liste. Investissez dans des équipements solides, faciles à entretenir et adaptés aux occupants. Les équipements indispensables pour un bien meublé de qualité doivent répondre aux usages quotidiens, sans transformer votre maison en catalogue de décoration.

Prévoyez également un inventaire détaillé du mobilier et anticipez son renouvellement.

La location saisonnière pour viser une clientèle touristique

Une maison située près du littoral, à la montagne ou dans une destination fréquentée peut convenir à la location de courte durée.

Les recettes peuvent être attractives pendant les périodes de forte affluence. Toutefois, vous devrez composer avec une activité irrégulière, des frais de ménage, des consommations supplémentaires, des commissions de réservation et une gestion plus intensive.

Renseignez-vous sur les règles locales avant d’acheter. Certaines communes imposent des formalités d’enregistrement, des autorisations de changement d’usage ou d’autres restrictions. Les règles fiscales des meublés touristiques diffèrent également de celles de la location meublée classique.

Ne fondez jamais votre projet sur douze mois d’occupation complète. Même dans une station balnéaire recherchée, le calendrier des réservations ne ressemble pas toujours à celui des vacances scolaires.

Les démarches à effectuer avant de mettre votre maison en location

Une fois votre acquisition réalisée, quelques formalités vous attendent avant l’arrivée du premier occupant.

Réunissez les diagnostics obligatoires

Vous devez fournir au locataire un dossier de diagnostic technique adapté au logement.

Selon l’année de construction, l’ancienneté des installations et la situation géographique de la maison, ce dossier peut notamment comprendre le DPE, le diagnostic plomb, les états des installations de gaz et d’électricité, l’état des risques ou un diagnostic relatif au bruit.

Vérifiez également que la maison respecte les critères de décence concernant la sécurité, la santé, la surface et les équipements.

Certaines communes ont instauré un dispositif de permis de louer, avec déclaration ou autorisation préalable. Prenez contact avec la mairie pour connaître les formalités applicables à votre adresse.

Fixez un loyer cohérent avec le marché

Comparez les annonces portant sur des maisons similaires, en tenant compte de la surface, de l’état général, du jardin, du stationnement et des équipements.

N’oubliez pas les éventuelles restrictions réglementaires. Dans certaines zones tendues, l’évolution des loyers est encadrée. Certaines communes appliquent également des plafonds fondés sur des loyers de référence.

Un montant excessif peut allonger les périodes sans occupant. Mieux vaut parfois louer une maison 30 € de moins chaque mois que perdre plusieurs semaines de revenus à chercher un candidat.

Sélectionnez votre locataire avec méthode

Définissez une procédure de sélection identique pour tous les candidats, fondée sur des critères objectifs et non discriminatoires.

Demandez uniquement les justificatifs autorisés, examinez la cohérence des ressources avec le loyer et vérifiez les garanties proposées.

Vous pouvez également envisager une assurance contre les loyers impayés, en comparant attentivement les conditions de souscription, les exclusions et les franchises. Vérifiez notamment les règles de cumul entre cette assurance et une caution personnelle.

Enfin, établissez un état des lieux détaillé et prenez des photographies datées avec l’accord des parties. Ces précautions faciliteront les échanges lors du départ du locataire.

Comprendre la fiscalité de votre investissement locatif

Les loyers perçus ne sont pas intégralement disponibles pour votre usage personnel. Une partie peut être soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, selon le régime applicable.

Le choix entre location vide et location meublée entraîne des traitements fiscaux différents.

Quelle fiscalité pour une maison louée vide ?

Les loyers d’une location nue relèvent généralement des revenus fonciers.

Lorsque vos revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 € et que vous remplissez les conditions requises, vous pouvez bénéficier du régime micro-foncier. Celui-ci prévoit un abattement forfaitaire de 30 % sur les recettes déclarées.

Avec 12 000 € de loyers annuels, votre revenu foncier imposable serait ainsi de 8 400 € au titre de ce régime, avant application de votre fiscalité personnelle.

Le régime réel peut être plus intéressant si vos charges déductibles dépassent l’abattement forfaitaire. Vous pouvez notamment y déduire certaines dépenses de réparation, d’entretien, d’assurance et les intérêts d’emprunt, sous réserve des conditions fiscales.

Les travaux d’agrandissement ou de construction ne sont pas traités comme les simples travaux d’entretien. Examinez leur nature avant d’intégrer leur coût à vos simulations.

Quelle fiscalité pour une maison louée meublée ?

Les recettes de location meublée relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Le statut de loueur en meublé non professionnel, ou LMNP, concerne les bailleurs qui ne remplissent pas les critères du statut professionnel.

Vous pouvez relever du régime micro-BIC ou du régime réel selon vos recettes, la nature de la location et les options fiscales exercées.

Pour les revenus perçus en 2026, le régime micro-BIC applicable à la location meublée classique de longue durée prévoit un seuil de 83 600 € et un abattement forfaitaire de 50 %, sous réserve des conditions légales.

Le régime réel autorise, quant à lui, la prise en compte des charges admises et des amortissements selon les règles comptables applicables. Il demande une comptabilité plus élaborée.

Si vous choisissez cette formule, prenez le temps de comprendre comment déclarer vos revenus locatifs LMNP afin de respecter les formalités et les échéances propres à votre activité.

N’oubliez pas non plus la cotisation foncière des entreprises, susceptible de s’appliquer à la location meublée, avec des exonérations selon les situations.

Enfin, anticipez la fiscalité de la revente. Depuis le 15 février 2025, pour les cessions concernées, les amortissements déduits au régime réel LMNP doivent en principe être réintégrés dans le calcul de la plus-value immobilière, sous réserve des exceptions légales. Cette règle peut modifier sensiblement l’intérêt financier de l’opération.

Gérer votre maison vous-même ou confier cette mission à une agence ?

La gestion locative demande du temps, même lorsque les occupants paient régulièrement leur loyer et entretiennent soigneusement le logement.

Vous devez suivre les paiements, délivrer les quittances lorsqu’elles sont demandées, gérer les réparations qui vous incombent, effectuer les démarches administratives et organiser les éventuels changements de locataires.

La gestion directe pour garder la maîtrise

Si vous habitez près de la maison et disposez de temps, vous pouvez assurer vous-même ces missions.

Vous éviterez les honoraires récurrents d’un gestionnaire et conserverez une relation directe avec vos occupants.

Cette option nécessite néanmoins une certaine disponibilité. Lorsqu’une fuite apparaît un vendredi soir, votre planning du week-end peut prendre une direction inattendue.

La gestion déléguée pour gagner en tranquillité

Confier votre maison à un professionnel peut être judicieux si vous habitez loin, possédez plusieurs logements ou souhaitez limiter les interventions administratives.

Comparez les honoraires et examinez les prestations comprises dans le mandat : recherche de locataires, états des lieux, encaissement des loyers, suivi des travaux et gestion des impayés.

Demandez également comment les réparations sont autorisées et facturées.

Le bon choix dépend autant de votre disponibilité que de la rentabilité du logement. Intégrez systématiquement les frais de gestion à votre prévisionnel si vous envisagez cette formule.

Préparer la revente dès l’achat

Un investissement locatif ne se juge pas uniquement au montant des loyers encaissés.

Demandez-vous également à qui vous pourrez revendre la maison dans dix ou quinze ans. Un bien recherché par les familles, bien situé et entretenu, peut attirer des acheteurs souhaitant y habiter, ce qui élargit le marché potentiel.

À l’inverse, une grande maison très coûteuse à chauffer, située dans une commune peu dynamique, peut être difficile à céder.

Vérifiez aussi les conséquences fiscales d’une revente, les éventuelles indemnités liées au remboursement anticipé du crédit et les contraintes d’un logement vendu occupé.

N’oubliez pas qu’une vente immobilière comporte des frais et que l’évolution future des prix demeure incertaine. Votre stratégie doit donc pouvoir fonctionner sans dépendre d’une forte hausse de la valeur du bien.

Les erreurs qui peuvent compromettre votre investissement

L’enthousiasme des premières visites peut conduire à quelques décisions coûteuses. Pour garder la tête froide, méfiez-vous de plusieurs pièges fréquents.

  • Acheter uniquement parce que le prix paraît bas : une maison bon marché dans un secteur sans demande locative peut immobiliser votre capital pendant des années.
  • Surestimer le loyer : appuyez-vous sur des biens comparables réellement proposés dans le quartier, plutôt que sur vos objectifs financiers.
  • Sous-estimer l’entretien : toiture, chauffage, clôtures et réseaux peuvent occasionner des dépenses élevées.
  • Oublier les périodes sans locataire : prévoyez un scénario dans lequel la maison demeure inoccupée plusieurs semaines.
  • Négliger les contraintes énergétiques : une mauvaise classe DPE peut exiger des rénovations avant toute mise en location.
  • Choisir un régime fiscal par habitude : comparez les résultats après impôts avant de décider.
  • Compter sur une revente rapide : privilégiez une durée de détention cohérente avec les frais d’acquisition et les risques du marché.

Avant toute signature, réalisez trois simulations : une hypothèse favorable, une hypothèse prudente et un scénario défavorable avec réparations supplémentaires, loyers réduits ou vacance prolongée.

Si le financement vous met en difficulté dès le scénario prudent, réexaminez votre prix d’achat, votre apport ou le type de bien recherché.

Questions fréquentes

Est-ce rentable d’acheter une maison pour la louer ?

Oui, l’achat d’une maison destinée à la location peut être rentable, mais le résultat dépend du prix global, des loyers encaissés, des charges, de la fiscalité et du financement. Calculez le rendement net et votre cash-flow prévisionnel avant d’acheter. Comparez également plusieurs emplacements pour identifier les secteurs où la demande locative correspond au type de maison envisagé.

Quel budget faut-il pour acheter une maison et la louer ?

Il n’existe pas de budget minimum universel. Le prix dépend de la région, de la surface, de l’état du bien et du marché local. Additionnez le prix de vente, les frais d’acquisition, les travaux, les éventuels équipements et une réserve de trésorerie. Prévoyez aussi les dépenses d’entretien annuelles.

Peut-on acheter une maison pour la louer sans apport ?

Oui, certains établissements bancaires peuvent financer un investissement locatif sans apport personnel, selon votre dossier et leurs critères. Cette possibilité n’est toutefois pas garantie. Présentez des revenus suffisamment stables, une situation financière saine et un projet dont les chiffres sont cohérents.

Vaut-il mieux louer une maison vide ou meublée ?

Privilégiez la location vide si vous recherchez des occupants susceptibles de s’installer durablement et souhaitez limiter les dépenses de mobilier. Étudiez la location meublée si votre marché attire des personnes en mobilité et que le supplément de loyer compense les équipements, leur renouvellement et les éventuels changements de locataires. Comparez les conséquences fiscales des deux formules.

Quelle surface de maison privilégier pour un investissement locatif ?

Cela dépend du territoire. Une maison de trois chambres peut répondre aux besoins de nombreuses familles, tandis qu’un logement plus compact peut convenir à un couple ou à une petite famille. Examinez la demande locale, le coût d’entretien et le loyer accessible aux ménages ciblés. Un grand logement n’offre pas automatiquement un meilleur rendement.

Peut-on louer une maison classée F au DPE en 2026 ?

En France métropolitaine, une maison classée F peut encore être louée en 2026 au regard du seul critère énergétique, sous réserve de respecter les autres conditions de décence et les restrictions applicables. Toutefois, l’interdiction prévue à partir de 2028 concerne également les logements classés F lors de la signature, du renouvellement ou de la reconduction tacite des baux concernés. Anticipez donc les travaux nécessaires avant l’achat.

Faut-il créer une SCI pour acheter une maison destinée à la location ?

Non, vous pouvez acquérir directement une maison en votre nom. Une société civile immobilière (SCI) peut présenter un intérêt pour acheter à plusieurs, organiser la gestion d’un patrimoine ou préparer sa transmission. Elle implique cependant des formalités et des choix fiscaux qui méritent une étude. Attention notamment à la location meublée habituelle, qui peut entraîner l’assujettissement de la SCI à l’impôt sur les sociétés, sauf exceptions.

Combien de temps faut-il conserver une maison en investissement locatif ?

Aucune durée universelle ne garantit une rentabilité satisfaisante. La conservation sur plusieurs années peut aider à répartir les frais d’acquisition et à rembourser progressivement le crédit. Définissez votre horizon d’investissement en fonction de vos objectifs patrimoniaux, de vos besoins de liquidités et des perspectives immobilières locales.

Peut-on habiter plus tard dans une maison achetée pour la louer ?

Oui, vous pouvez envisager d’occuper personnellement le logement, mais vous devez respecter les règles applicables au bail en cours. La reprise pour habiter est soumise à des conditions de motif, de délai et de notification. Examinez ces contraintes avant d’acheter si vous prévoyez d’utiliser la maison comme future résidence principale ou logement de retraite.

article écrit par Michaëla Aven

Passionnée d’architecture, je voyage les yeux grands ouverts et l’esprit curieux. Chaque ville un musée à ciel ouvert où les façades montrent leur histoire, où les lignes, matières et volumes dialoguent avec la lumière. J’aime observer les détails que l’on ne remarque pas toujours au premier regard : corniche sculptée, jeu d’ombres sur un mur moderne, porte ancienne patinée par le temps. Voyager, c’est découvrir le monde à travers ses bâtiments, comprendre les cultures à travers leurs formes et leurs espaces. Mon regard s’attarde, analyse, s’émerveille — car pour moi, l’architecture n’est pas qu'un décor, c’est une émotion.