Antrim House : une demeure édouardienne à part dans le paysage architectural de Wellington
Author: Douce Cahute — · Updated:
Quick overview
- Site
- Douce Cahute
- Canonical URL
- https://maison-monde.com/maison-antrim-wellington/
- LLM HTML version
- https://maison-monde.com/maison-antrim-wellington/llm
- LLM JSON version
- https://maison-monde.com/maison-antrim-wellington/llm.json
- Manifest
- https://maison-monde.com/llm-endpoints-manifest.json
- Estimated reading time
- 5 minutes (290 seconds)
- Word count
- 966
Key points
- La Antrim House est un exemple abouti d’architecture édouardienne de style italianisant (Edwardian Italianate), édifiée entre 1904 et 1905 pour l’homme d’affaires Robert Hannah.
- Sa conception s’inscrit dans les courants esthétiques en vogue au tournant du XXᵉ siècle, avec des références à l’architecture italienne perceptibles dans les volumes, les proportions et le traitement des façades.
- L’ensemble intègre également des dispositifs adaptés au contexte local, comme les vérandas, ainsi que l’usage de bois néo-zélandais tels que le kauri et le totara, qui participent à la qualité architecturale de la demeure.
- Une construction révélatrice d’une époque charnière Antrim House est édifiée entre 1904 et 1905 pour Robert Hannah, figure majeure du commerce néo-zélandais et fondateur des magasins Hannah’s Shoes.
Primary visual
Structured content
La Antrim House est un exemple abouti d’architecture édouardienne de style italianisant (Edwardian Italianate), édifiée entre 1904 et 1905 pour l’homme d’affaires Robert Hannah. Sa conception s’inscrit dans les courants esthétiques en vogue au tournant du XXᵉ siècle, avec des références à l’architecture italienne perceptibles dans les volumes, les proportions et le traitement des façades. L’ensemble intègre également des dispositifs adaptés au contexte local, comme les vérandas, ainsi que l’usage de bois néo-zélandais tels que le kauri et le totara, qui participent à la qualité architecturale de la demeure.
Une construction révélatrice d’une époque charnière
Une construction révélatrice d’une époque charnière
Antrim House est édifiée entre 1904 et 1905 pour Robert Hannah, figure majeure du commerce néo-zélandais et fondateur des magasins Hannah’s Shoes. Le choix de bâtir une résidence aussi imposante dans Thorndon n’est pas anodin. Ce quartier concentre alors les élites politiques, administratives et économiques, à proximité immédiate du Parlement. Antrim (du nom de la naissance du comté d’origine de Robert) était sa dernière maison, elle avait toutes les commodités (gaz, lumière électrique et salles de bains). Elle possède un escalier et des lambris en bois kauri, des vitraux (tous différents) et des plafonds ornés par Wunderlich de Sydney. Il y a également une écurie et un conservatoire.
Nous ne sommes plus dans la phase pionnière de l’architecture coloniale en bois, pensée pour répondre à l’urgence et aux contraintes matérielles des premiers établissements européens. Antrim House s’inscrit dans une période de stabilité, marquée par la recherche de représentativité et de permanence.
Un style édouardien italianisant assumé
Un style édouardien italianisant assumé
Sur le plan architectural, Antrim House appartient clairement au registre édouardien, avec une forte influence italianisante. La composition de la façade repose sur une symétrie maîtrisée, renforcée par un porche monumental, des baies verticales élancées et un jeu de volumes hiérarchisés.
Les références à l’architecture italienne se lisent dans les corniches marquées, les pilastres décoratifs et les proportions générales du bâti. Cette approche tranche avec la sobriété fonctionnelle des maisons coloniales du XIXᵉ siècle, souvent de plain-pied, à plan simple et à ornementation limitée.
Des matériaux nobles et une belle mise en œuvre
Des matériaux nobles et une belle mise en œuvre
L’un des aspects les plus intéressants d’Antrim House réside dans le choix et l’assemblage des matériaux. La structure associe bois local et maçonnerie, dans une logique de durabilité et de prestige. Le kauri et le totara, essences emblématiques de la Nouvelle-Zélande, sont employés pour les menuiseries et les éléments intérieurs. Cette combinaison permet d’obtenir un équilibre maîtrisé entre solidité structurelle et finesse d’exécution, tout en répondant aux contraintes climatiques de Wellington.
À l’intérieur, les boiseries, les escaliers travaillés et les plafonds décorés témoignent d’un haut niveau d’exécution. Chaque espace est pensé pour affirmer le statut social du propriétaire, sans tomber dans l’ostentation excessive. La hiérarchie des pièces, lisible dès l’entrée, organise les usages entre espaces de réception et zones plus intimes. Cette distribution intérieure reflète une conception domestique rigoureuse, où l’architecture accompagne les codes sociaux tout en privilégiant le confort.
Une organisation spatiale héritée des modèles britanniques
Une organisation spatiale héritée des modèles britanniques
Le plan intérieur d’Antrim House reprend les codes des grandes résidences édouardiennes britanniques. Les espaces de réception occupent les zones les plus visibles et les mieux orientées de la maison, tandis que les pièces de service sont reléguées à l’arrière ou à des niveaux secondaires.
Cette hiérarchisation des usages marque une rupture nette avec les maisons coloniales plus anciennes, comme la maison Alberton, où les fonctions domestiques se superposent souvent dans des volumes restreints. Ici, l’architecture structure clairement les rapports sociaux et les pratiques quotidiennes.
Un jardin pensé comme prolongement architectural
Un jardin pensé comme prolongement architectural
Le jardin d’Antrim House participe pleinement à la lecture architecturale de l’ensemble. Les perspectives, les allées et les plantations accompagnent la monumentalité de la façade, tout en créant une transition maîtrisée entre l’espace public et la sphère privée. Ce rapport entre bâti et paysage traduit une vision urbaine plus mature, où la maison dialogue avec son environnement plutôt que de s’y imposer.
Une demeure patrimoniale historique
Une demeure patrimoniale historique
Classée par le patrimoine néo-zélandais, Antrim House est aujourd’hui reconnue pour sa valeur architecturale et historique. Elle illustre une phase avancée de l’architecture résidentielle européenne en Nouvelle-Zélande, distincte des typologies coloniales du XIXᵉ siècle.
Antrim House appartient à une autre temporalité, celle d’une société installée, confiante dans son avenir, et désireuse de traduire cette assurance dans la pierre et le bois.
Par son style édouardien italianisant, la qualité de sa construction et la cohérence de son implantation, Antrim House est un jalon important pour comprendre l’évolution de l’architecture domestique à Wellington au tournant du XXᵉ siècle. Cette reconnaissance dépasse la valeur esthétique du bâtiment et souligne son rôle dans la lecture historique du tissu urbain de Wellington. Sa protection officielle par Heritage New Zealand confirme l’intérêt architectural et patrimonial de l’édifice à l’échelle nationale.
- état de conservation permettant une lecture fidèle de l’architecture d’origine
- représentativité d’un courant édouardien italianisant rare à Wellington
- qualité exceptionnelle des matériaux et des savoir-faire mis en œuvre
- implantation stratégique dans un quartier historique structurant
Topics and keywords
Themes: Nouvelle-Zélande
Keywords: Historique
License & attribution
License: CC BY-ND 4.0.
Attribution required: yes.
Manifest: https://maison-monde.com/llm-endpoints-manifest.json
LLM Endpoints plugin version 1.1.2.